Attentats chimiques au sarin au Japon en 1994 et 1995, enveloppes au bacille du charbon en 2001 aux Etats-Unis, explosions de bonbonnes de chlore en Irak en 2007, attentats par explosifs en France, au Royaume-Uni et en Espagne : ces évènements ont montré le potentiel meurtrier, mais également de désorganisation sociale, d’actions terroristes utilisant des agents, produits et matières nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques et explosives (NRBC-E).
Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) assure une mission de coordination interministérielle, au niveau gouvernemental, sur la prévention et la réponse aux menaces de terrorisme NRBC-E.
Le SGDSN est responsable, depuis 1980, de l’élaboration des plans gouvernementaux Piratox (terrorisme chimique) et Piratome (terrorisme nucléaire ou radiologique). S’y est ajouté, en octobre 2001, le plan Biotox, qui peut être déclenché en cas d’attaque utilisant des agents biologiques pathogènes. En 2010, un plan unique « Pirate NRBC » devrait se substituer aux trois plans précités.
Depuis 2008, conformément aux orientations définies par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale préside le Comité stratégique NRBC-E, auquel participent les représentants des ministères chargés de l’intérieur, de la défense, de la santé, des transports, de l’industrie, de l’agriculture et du budget. Les travaux interministériels réalisés dans ce cadre ont d’ores et déjà permis de renforcer le socle doctrinal définissant la stratégie générale, le rôle des ministères, l’organisation du programme et les principes d’intervention en cas d’attentat.
Le comité stratégique NRBC-E coordonne la définition d’un programme interministériel d’action et en suit l’exécution.