Deux phases sont à distinguer.
Les services de renseignement peuvent recueillir des éléments faisant supposer qu’un attentat est en préparation. Dans ce cas, les forces de sécurité peuvent arrêter les suspects et déjouer l’attentat.
Un groupe terroriste peut utiliser des engins improvisés de nature nucléaire, radiologique, biologique ou chimique. Dans ce cas, le Détachement central interministériel d’intervention technique peut intervenir pour sécuriser et démanteler l’engin.
Les unités d’intervention antiterroristes sont également entraînées et équipées pour agir en milieu contaminé (Force d’intervention de la police nationale, Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale...).
Cette phase porte sur le secours aux victimes et sur le traitement des conséquences de l’attentat. C’est le rôle des intervenants (sapeurs-pompiers, SAMU, forces de sécurité...), notamment ceux qui, équipés de protections spécifiques, interviennent sur les lieux de l’attentat.
Le rôle et les principes de coordination des intervenants lors de la phase post-attentat sont décrits dans deux circulaires :
la circulaire n° 800/SGDN/PSE/PPS du 23 avril 2003, doctrine nationale d’emploi des moyens de secours et de soins face à une action terroriste mettant en œuvre des matières radioactives ;
la circulaire n° 700/SGDN/PSE/PPS du 7 novembre 2008, doctrine nationale d’emploi des moyens de secours et de soins face à une action terroriste mettant en œuvre des matières chimiques.